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Greg v
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Champagne Moët et Chandon

Messagepar Greg v » 02 févr. 2016 20:30

http://fr.moet.com/prehome



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Greg v
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Re: Champagne Moët et Chandon

Messagepar Greg v » 02 févr. 2016 20:32

L’expérience MCIII de Moët & Chandon avec Benoit Gouez, the Winemaker
Si le flacon est déjà le reflet d’une technologie étonnante pour une bouteille de champagne, Moët & Chandon repousse les frontières du savoir-faire en élaborant le champagne du troisième millénaire. En fait, il est évident que Dom Pérignon volant de ses propres ailes en devenant une marque à part entière, et non plus la cuvée de prestige de Moët, il fallait trouver le « top du top ». Autre chose, autrement chic, autrement luxueux en résumé très « Moëtien ». Les codes classiques sont mis aux oubliettes, le fond est plat, le verre est noir inscrusté d’un sigle en forme de ruban argenté. Et le bouchon (non pas la capsule) est un objet de design.

(...)

Le flacon est vendu 450 euros. Uniquement en vente chez Moët et Chandon, il en existe 20 000 exemplaires.


:shock:



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Florent LB
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Re: Champagne Moët et Chandon

Messagepar Florent LB » 04 févr. 2016 19:47

et sinon le vin dans tout ça..... ?? :?


Amicalement
Florent

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Greg v
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Re: Champagne Moët et Chandon

Messagepar Greg v » 04 févr. 2016 20:20

Florent, comme tu es le régional de l'étape, nous te chargeons de nous en faire un compte rendu.

Pour la note de frais, adresse toi à Sebovino :lol:



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Greg v
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Re: Champagne Moët et Chandon

Messagepar Greg v » 07 févr. 2016 20:41

Long portrait de Paul Chandon


« Le vin est notre grand instrument d’échange avec les autres pays » soulignait Julien Turgan en 1880, ajoutant : « deux mots français sont universels : champagne et cognac. » Le comte Paul Chandon de Brialles (Epernay, 20 avril 1821 – 9 juin 1895) a recueilli l’héritage des Moët et des Chandon et contribué à faire de la production du champagne une industrie florissante et d’Epernay la capitale de ce vin de fête. Aujourd’hui encore, Moët et Chandon est reconnue comme la première marque mondiale de Champagne. Comme il l’expliquait à Aristide Cavaillé-Col, génial facteur d’orgues mais médiocre homme d’affaires : « vous êtes un grand artiste et un honnête homme, mais un bien pauvre homme d’affaires et dans ce bas monde, mon pauvre cher Maître, maintenant plus que jamais, il faut ne rien faire sans qu’il s’ensuive un bénéfice ».

Moët et Chandon

L’entreprise a des origines très anciennes : si la date de 1743 est revendiquée pour les origines de la production de champagne, le fondateur Claude Moët était né sous Louis XIV et s’était établi comme commissionnaire en vins à Epernay. Il a l’idée de s’installer « hors les murs » dans le faubourg de la Folie : c’est là que devait être tracée plus tard la fameuse avenue de Champagne où s’alignent aujourd’hui quelques-unes des plus prestigieuses maisons de la place.

Son petit-fils Jean Rémy Moët devait utiliser ses relations pour faire connaître sa maison en France et à l’étranger. Napoléon ne manque pas de s’arrêter à Epernay dans le cours de ses campagnes : il devait passer 9 commandes au total soit 2700 bouteilles. Paradoxalement, la défaite impériale de 1814 devait faire la fortune des Moët par le pillage de leurs caves. En effet les majestés impériales et royales de Russie, d’Autriche et de Prusse et leurs états-majors ne manquèrent pas de vider avec soin toutes les réserves du négociant. Selon un mémorialiste, Jean Rémy Moët avait pris la chose avec philosophie : « Je me fais de tous ceux qui boivent mon vin autant de commis voyageurs qui en rentrant dans leur patrie lointaine feront l’article pour ma maison… ».

En 1816, l’habile négociant marie sa fille au comte Pierre Gabriel Chandon : dès lors la raison sociale devint Chandon-Moët puis Moët et Chandon en 1833.

D’abord associé avec son oncle Victor Moët et son frère Gabriel Chandon, Paul Chandon, fils de Pierre Gabriel, devient directeur de la maison en 1868. Le capital social de 15 millions de francs en 1868 devait augmenter et passer à 27 millions dans la nouvelle société constituée en 1881 et dont il devait demeurer le seul dirigeant.

L’industrialisation d’un vin pétillant

Au moment où Paul accède aux responsabilités, le champagne, activité de négoce est en train de s’industrialiser. Le Traité sur le travail des vins blancs publié en 1837 par un pharmacien champenois, Jean-Baptiste François, met en lumière le rôle joué par le sucre dans la production de gaz carbonique, cette prise de mousse nécessaire au vin pétillant. François invente le sucre-oenomètre pour mesurer avec précision la quantité de sucre contenue dans le vin. En effet, un des gros problèmes rencontrés par les producteurs de champagne était la « casse » résultant d’un excès de sucre dans le vin mis en bouteille. L’explosion des bouteilles était ainsi relativement fréquente et parfois catastrophique : en 1833, Moët et Chandon voit partir en éclats le tiers de sa production annuelle. Une machine à doser est utilisée par les producteurs à partir de 1844. Dans les années 1870, des études, auxquelles participe Pasteur, vont éclaircir le rôle joué par les levures qui transforment le sucre en alcool et en gaz.

L’installation des bouteilles dans des caves profondes permet de ralentir le processus de fermentation. Peu à peu l’aménagement des galeries gagne en efficacité avec l’utilisation de pupitres (1840) puis des trous obliques qui permettent une meilleure inclinaison des bouteilles pour hâter le glissement du dépôt dans le col. Le remueur imprime à chaque bouteille un mouvement rapide de rotation, chaque jour, pendant 5 à 6 semaines.

Les verriers réussissent dans les années 1850 à produire des bouteilles capables de résister à la forte pression du vin. Les premières machines à boucher sont opérationnelles dans les années 1840 et en 1848 Adolphe Jacquesson, négociant de Châlons, dépose un brevet pour le muselet, cette capsule en fer posé sur le haut du bouchon et ficelée avec du fil de fer. Enfin, en 1858 le bouchon présente la forme que nous lui connaissons, composé de deux parties de liège collées : une machine à enfoncer ces nouveaux bouchons étant réalisée par un habitant d’Épernay, Charbonnier.

La production de vins effervescents ne va cesser d’augmenter pour répondre à une demande grandissante. Entre 1848 et 1869, les ventes de bouteilles augmentent de 144 %. Moët et Chandon, en position de leader, voit ses ventes s’envoler : + 1423 % ! Le champagne s’impose sur les marchés internationaux, particulièrement après la baisse des tarifs douaniers par les Anglais en 1861. Ce sont les marchés étrangers, plus que la demande intérieure, qui stimulent la production.

En 1862, le prix des bouteilles de la maison oscille entre 3,75 et 5,50 francs pièce soit l’équivalent d’une ou deux journées de salaire d’un ouvrier de filature champenois. Il se boit à table pour accompagner les viandes et le fromage. En revanche, les manuels de l’époque déconseillent son mariage avec les sucreries. Le champagne sec est le plus apprécié par les Britanniques, en attendant que les « cocottes » n’imposent le brut.

Sous la direction éclairée de Paul Chandon, la superficie du vignoble possédée par la Maison passe de 87 à 440 hectares. La maison « n’établit ses cuvées qu’avec les raisins des propriétés de la famille et de ses plus proches voisins, de manière à pouvoir contrôler sans cesse l’exactitude précise et de la qualité, et de la quantité de ce que chacun peut produire. »1 Paul Chandon déclare à Julien Turgan : « le vin de Champagne doit être traité avec tous les ménagements qu’il faut à un malade, ou plutôt à un convalescent ; la moindre fausse manœuvre, le plus petit défaut de propreté, un mouvement de brutalité, l’oubli d’une des précautions à prendre, peuvent causer de très grandes pertes, quelquefois de sommes considérables, et la perte plus grande encore de la réputation de la marque de la maison. »

Les caves s’étendent sur plus de 11 km et peuvent accueillir jusqu’à 10 millions de bouteilles. De nouvelles caves à grand gabarit sont creusées (au pic !) dans les années 1870. Paul Chandon va être le premier à utiliser l’éclairage électrique. En 1880, l’entreprise emploie plus de 1100 personnes dont 800 dans les vignes, plus de 200 dans les caves et près de 50 à l’emballage. Entre 1870 et 1880, la maison a utilisé 45 millions de bouteilles et le double de bouchons : les bouteilles reçoivent un bouchon de tirage pendant qu’elles restent dans la cave puis un bouchon d’expédition. Les bouteilles remplies descendent par de larges puits jusqu’aux caves à une profondeur de 25 mètres où elles sont conservées à moins de 8 degrés.


(...)
https://www.contrepoints.org/2016/02/07 ... -champagne



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Greg v
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Re: Champagne Moët et Chandon

Messagepar Greg v » 13 janv. 2022 23:47

Moët et Chandon rosé :

Au nez rien ne ressort véritablement.
Bouche à la bulle grossière, un peu sucrailleuse, sans grand volume ni personnalité. Finale à l'amertume dissociée.

13/20




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